L’auto-réhabilitation accompagnée

Le 29 octobre 2013, la ministre de l’égalité des territoires et du logement a demandé au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) d’animer et de coordonner les discussions entre toutes les parties et ministères concernés visant à rendre possible une contribution active et efficace de l’auto-réhabilitation accompagnée au plan de rénovation énergétique de l’habitat.

Début 2013, l’Association nationale des compagnons bâtisseurs (ANCB) a adopté un plan de développement à cinq ans de l’offre d’accompagnement de chantiers d’autoréhabilitation par des personnes qui cumulent des problèmes liés au logement et des difficultés sociales et économiques, et pour lesquelles l’engagement dans un projet personnel d’amélioration de leur cadre de vie est susceptible de leur redonner le goût et la capacité à agir et à décider par elles-mêmes.
Il s’agit d’un projet d’organisation et de professionnalisation de l’accompagnement de l’auto-réhabilitation financé pour partie dans le cadre du Plan d’investissement d’avenir au titre des mesures d’utilité en économie sociale et solidaire. Ce projet est ouvert à toutes les associations et organisations intéressées par la démarche. Il suppose la formation et le recrutement de 700 animateurs socio-techniques.
L’objectif du plan est de passer de 1 000 à 8 000 chantiers d’auto-réhabilitation à vocation très sociale par an, dont 4 000 interventions chez des propriétaires occupants au titre du Plan de rénovation énergétique de l’habitat (PREH), ce qui représente moins de 1 % de l’objectif global de rénovation de ce plan. L’intention des compagnons bâtisseurs reste donc bien d’inscrire l’auto-réhabilitation accompagnée parmi les instruments du PREH sans sortir de sa vocation très sociale.

Le rapport complet